Les 5 prospects français qui ont tout pour exploser en 2020…

Abdoul Abdouraguimov, Karl Amoussou, Mansour Barnaoui, Tom Duquesnoy, Cyril Gane, Taylor Lapilus, Francis Ngannou, Salahdine Parnasse, Fares Ziam… Dès leur début de carrière, les têtes d’affiche du MMA français ont fait montre d’une facilité (derrière laquelle se cache des heures et des heures de travail) et d’une aisance qui permettaient aux observateurs de leur prédire un avenir « grlorieux » dans ce sport. Après deux ou trois combats de Cyril Gane ou Francis Ngannou, il était évidemment difficile de garantir que les deux hommes s’imposerait à terme comme des membres incontournables du top 15 heavyweight de l’UFC. Mais il était, en revanche, possible de parier sur le fait que ces deux athlètes hors normes pourraient avoir, un jour, l’opportunité de croiser le fer avec les autres poids lourds de la plus grande Ligue d’Art Martiaux Mixtes. Avec notre sélection du jour, nous tentons justement de définir quels athlètes, encore au début de leur carrière (afin de donner un cadre, les athlètes doivent répondre à l’un des deux critères suivants : compter cinq victoires maximum en carrière, ou n’avoir disputé aucun combat de « vrai » MMA à date), pourraient prétendre demain à intégrer les  meilleures organisation. Nous en avons retenu cinq. Cinq hommes à qui nous souhaitons de rejoindre la prestigieuse liste établie plus haut…

(NDLR : la liste de ces cinq fighters n’a pas édité dans une idée de « classement ». Nous avons donc listé les athlètes par ordre alphabétique).

Moustapha Aida (5-1-0, 1 NC / Team Talbi), Bantamweight

A 22 ans, c’est le benjamin de notre liste. Le roubaisien fait partie de cette génération de fighter (celle des Fabacary Diatta, Brave-CF-37_Moustapha-Aida_MMA4FightPierre Ludet, Salahdine Parnasse, Fares Ziam…) qui n’a pas eu à attendre d’avoir passé le cap de la vingtième année pour fouler la surface des rings et des cages. Et pourtant, Aida n’a pas été biberonné au MMA. Il estime avoir commencé « tard » la pratique des arts martiaux mixtes. C’est à 16 ans (un âge où les combattants de la première et deuxième génération ne pouvaient même pas envisager une carrière 😉 ) que le jeune nordiste a poussé les portes du Gym pour la première fois. Depuis tout s’est enchainé naturellement pour ce jeune homme pas forcément pressé, mais qui estime ne pas avoir de temps à perdre. Son assiduité à la salle, dans son équipe de toujours le Team Talbi, lui a permis de rentrer rapidement en compétition. Chez les pros, il a commencé, comme beaucoup de français avant lui, par le pancrace chez Atch. Sa seul défaite à date, c’est d’ailleurs au 100% Fight qu’il l’a concédée, contre un Carlos Eduardo de Azevedo (19-26-2 / Peposo Fight Team), certainement trop expérimenté à ce moment pour lui. Depuis, Aida s’est parfaitement relancé avec trois victoires, dont les deux premières obtenues en MMA à l’EBD. Après une année 2019 en tout point réussie (trois combats, trois victoires), Aida devait faire son premier combat pour le Brave CF le 18 avril. La pandémie mondiale de corona virus étant venue contrarier ce planning, il faudra patienter un moment pour jauger la capacité du jeune nordiste à briller dans de plus grandes organisations…

Mehdi Ben Lakhdhar (4-0-1 / MMA Factory), Lightweight

Des cinq prospects de notre liste, Mehdi Ben Lakhdhar est à n’en pas douter celui qui bénéficie aujourd’hui de la plus CW-99_Victoire-Ben-Lakhdar_MMA4Fightgrosse profondeur de sparring partner à même de le faire progresser et de le mener vers ses objectifs personnels. Il faut dire qu’à la MMA Factory, le combattant franco-marocain de 29 ans est particulièrement bien servi ! Après quatre années passées dans l’usine créée par Fernand Lopez, et malgré son record qui a encore besoin d’être étoffé, Ben Lakhdhar a su s’imposer comme un membre essentiel du team parisien. C’est, notamment, son savoir en boxe anglaise (le sport de combat par lequel il a débuté) qu’il met au profit de ses partenaires et ses élèves. Si c’est par le pancrace qu’il a débuté chez Jean-François Billon au GFA (9), le factorien s’est rapidement tourné vers le MMA. Après une première réussie au Budo FC, contre Struan Croxson, il a fait son entrée au Cage Warriors. C’était en septembre 2018 et depuis le staff britannique offre à Ben Lakhdhar les combats idéaux pour le faire grandir et progresser. Après ses victoires avant la limite contre Anthony O’Connor (4-3-0) et Craig Edwards (3-4-0), la difficulté était montée d’un cran avec le combat de septembre dernier contre Joe McColgan (6-3-1), contre qui il avait livré un des combats de l’année au CWFC. Elle devait encore monter (de deux crans !!!) pour sa prochaine échéance. Car c’est contre Jack Grant (15-5-0 / Asylum Vale Tudo), un homme ayant combattu pour le titre lightweight au Cage Warriors, que Ben Lakhdhar devait faire sa sixième apparition pro le 18 avril. Si ce combat se confirme après la levée du confinement et la réouverture totale des frontières, il s’agira d’une échéance cruciale pour la suite de la carrière du factorien, tant une victoire contre ce type d’adversaire serait une preuve de sa capacité à lutter avec les meilleures européens de sa catégorie.

Fabacary Diatta (7-0-0 / Atch Academy),  Featherweight

A la Atch Academy une pépite peut en cacher une autre… Ces trois dernières années, tous les regards étaient pointés sur Salahdine Parnasse. Un focus qui a quelque peu éclipsé la montée en puissance d’un autre combattant featherweight de Fabacary-Diatta_Ceinture-Atch_MMA4Fight-l’équipe d’Aubervilliers. Arrivé comme Parnasse il y a environ dix ans à la Atch Academy, Fabacary Diatta a un peu plus pris son temps que son partenaire à la salle. Mais nous aurions tort de négliger le bonhomme, puisqu’à 23 ans l’avenir semble lui appartenir et que 2020 pourrait être son année. Pour le moment c’est sur ses propres évènements (100% Fight) que Stéphane Atch Chaufourier a donné à son élève l’opportunité de s’exprimer. Sa dernière victoire en date, contre le brésilien Ricardo Morais (4-9-0 / Gracie Barra Paulo Rambinho), a d’ailleurs permis à Diatta de devenir champion 66 (kilos) de l’organisation. La défense de ce titre devrait être la dernière étape de son parcours au 100% Fight. Si rien n’a été confirmé, il se apparait clair que Stéphane Chaufourier aimerait voir Diatta affronter Damien Peltier (10-9-1 / Team Chapa Quente), un combattant à qui il devait logiquement disputé le titre sur la carte du 100% Fight 43. Un combat contre le vétéran du M-1 Challenge et du TKO serait le dernier test idéal avant le passage en MMA à l’international. Une transition qu’il pourrait faire, une nouvelle fois, en marchant dans les pas de Salahdine Parnasse du côté du KSW…

Damien Rémy (2-0-0 / Fight Industrie & Atch Academy), heavyweight

C’est le vétéran des cinq prospects sur lesquels nous avons choisi de parier pour l’année 2020. A 32 ans, Damien Losco Rémy n’a effectivement plus rien d’un « jeune premier », mais il est encore un homme neuf dans la galaxie du MMA Damien-Losco-Remy_EBD-7_MMA4Fightprofessionnel. Et pourtant le bonhomme n’a pas découvert les sports de combat la semaine dernière, loin de là ! Entre 2015 et 2018, l’élève de ‘Shadowludo Kheng’, a participé au championnat du monde IMMAF de MMA, remporté les championnats du monde amateur WMF de Muay Thaï et remporté le Naga Monaco dans la catégorie ceinture marron, puis l’année suivante à Amsterdam en black belt. Autant dire que Losco Rémy avait balisé le terrain. Mais avant son combat de novembre dernier contre Quentin Domingos (4-1-0), sur la carte de l’EBD 7, le grand public ne le connaissait pas. Ce soir il réalisait un authentique exploit, après avoir pris le combat en short notice, il s’imposait avant la limite et devenait le champion poids lourd de l’organisation. Quelques semaines plus tard il doublait la mise et devenait le champion de l’Arène des Sacres, en battant un autre top 10 français de la caté, Rachid  Metlouti (7-15-0). Des débuts rêvés, autant le dire ! Et puisqu’à 32 ans le temps file plus vite qu’à 22, Damien Losco Rémy devait remettre le couvert ce samedi (28 mars) contre le malien Omar Storm (2-3-0 / Storm Academy), sur la carte du GFA 11. L’événement ayant été reporté au 6 juin, cette troisième échéance professionnelle arrivera vite pour l’homme de la Fight Industrie. Une troisième victoire renforcerait le bon pressentiment que nous avons pour Losco Remy et lui permettrait de grimper un peu plus dans les classements. Car chez les poids lourds, plus que dans n’importe quelle autre catégorie, les choses peuvent aller très, très, vite…

Benoit Saint-Denis (5-0-0, 1 NC / Venum Training Camp & BTT), welterweight

Si le dénominateur commun des quatre athlètes précédents est la patience, ce n’est pas le premier qualificatif qui vient à Benoit-Saint-Denis_Fight-cage_MMA4Fightl’esprit lorsqu’on évoque le cas de Benoit Saint-Denis. En tant qu’ex membre des forces spéciales de l’Armée de terre (une profession qu’il a abandonné pour se consacrer à 100% sur le MMA), Saint-Denis a toujours été un homme de combat. En 2017, c’est par la pratique du Muay Thaï et du JJB qu’il débute les sports de combat, au sein du Bayonne Masterless et Cyfit (plus jeune, il avait toutefois pratiqué le judo pendant près de dix années). Un an plus tard, quand le Venum Training Camp annonce les sélections pour son futur team Elite, il n’hésite pas, malgré sa relative expérience du fight, à tenter crânement sa chance. Une fougue récompensée, puisqu’il intègre la nouvelle équipe, en compagnie des Morgan Charrière, Ylies Djiroun, Jorrick Montagnac, Alihoune Nahaye… A peine débarquer dans le MMA, Saint-Denis se voit donc offrir la chance de sparrer au day to day, avec quelques-uns des meilleurs combattants tricolores de leur catégorie respective. La suite est connue, mais reste pour le moins impressionnante ! En onze mois, l’élève de Daniel Woirin enchaine six combats pros, en remporte cinq et parvient à intégrer le prestigieux Brave Combat Federation. Et puisque Saint-Denis est un homme pressé, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Si l’UFC est un objectif à terme, il veut dans un premier temps mettre la main sur la ceinture super lightweight du BFC. Une cadence infernale mêlée à une sérieuse envie de réussir, qui pourrait permettre au ‘God of war’ de tutoyer les sommets dans un futur proche.

Nous voulions finir cet article par citer le nom d’autres combattants qui auraient légitimement pu prétendre à intégrer cette liste (qui n’a de valeur que celle de notre jugement arbitraire) : El Hadji Diop Ndiaye (5-0-0 / ObyFight), qui sort d’une année 2019 parfaite en tout point. Mossab El Marzkioui (4-0-1 / Team Chapa Quente), qu’on demande à voir désormais à l’étage du dessus en MMA. Pierre Ludet (6-1-0 / Diable de Stenay) et Anthony Salamone (6-0-0 / HEM Top Team), qui sont aujourd’hui presque plus à classer dans la catégorie des espoirs naissants. A tous, nous leur souhaitons une carrière faite de succès !

#NextGen

Yassin Hammachi de MMA4Fight

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