A.Lohre, J. Montagnac & D. Som – Fight vidéo : bilan du week-end de nos français

Il ne faisait pas bon être combattant français de MMA le week-end dernier. Trois de nos représentants –  Alex Lohore (18-5-0 ) Jorick Montagnac (1-1-0 / Venum Training Camp) et Dawoud Som (4-2-0 / Obyfight) – avaient rendez-vous sur trois des cartes de prestiges et tous se sont inclinés. En attendant la légalisation du MMA annoncée par la Mnisitre des Sports, Roxana Maracineanu, nos athlètes sont encore dans l’obligation de s’exporter s’ils veulent combattre en MMA et force est de constater que les promoteurs font rarement appel à eux pour leur offrir des « combats faciles »…

Deuxième revers au CW pour Lohore

Rayon difficulté, Alex Lohore avait été servi par le Cage Warriors. Pour son cinquième combat pour l’organisation vétérane du game au Royaume Uni, Lohore était en effet confronté à un sacré morceau. Peu connu en France, le brésilien Joilton Cage-Warriors-111_Santos-victoire-Lohore_MMA4FightSantos (31-8-0, 1 / UFD Gym) a pourtant tout d’une terreur de la cage. Ce Carioca installé depuis près de trois ans à Duesseldorf a foulé, depuis son arrivée en Europe, les surfaces des cages et des rings de quelques-unes des plus grandes organisations du continent. Mis à part le Cage Warriors, il a ainsi combattu à l’ACB, au GMC, au KSW et au M-1 Challenge. Hyper actif, le brésilien suit un rythme aussi effréné que celui de ses compatriotes du Team Peposo. Comme ‘Teto’, Santos est un boulimique du Fight (vingt batailles livrées en trois ans), mais contrairement au fondateur du Team Peposo le welter ne fait pas la course aux cachets, mais la course aux victoires. Contre Alex Lohore il a obtenu le quatorzième succès de sa carrière européenne. Malheureusement pour notre compatriote, c’est avec la manière que ‘Peregrino’ s’est imposé. A la toute fin du premier round, il connectait le visage du français, lui faisait faire un trajet au sol et le finissait en ground and pound. Pour Lohore, 2019 aura été une année noire. Après avoir démarré l’exercice en cours sur une défaite contre Nicolas Dalby, l’ex détenteur de la ceinture welterweight du BAMMA s’était bien repris en validant une victoire contre Aaron Khalid en juin dernier, il clôture donc son année fight 2019 par un second revers.

Montagnac déjà au Brave

Pour Jorick Montagnac 2019 était l’année de la découverte du monde pro en MMA. A 25 ans, fort de sa solide expérience Brave-30_Montagnac-Vs-Cortese_MMA4Fightdu Sanda (discipline dans laquelle il a été deux fois champion de France), l’élève de Daniel Woirin a les armes en main pour faire une jolie carrière. Après sa victoire de février dernier au Lions FC, contre un Milanko Puranovic (4-6-0 / FMA) bien plus expérimenté que lui, le middleweight parisien arrivait au Brave avec la jauge de confiance au max. Après seulement une petite apparition pro, Montagnac avait donc la chance de combattre au sein d’une des plus prestigieuses organisations mondiales. Les matchmakers de la promotion lui avait choisi le middleweight italien, Enrico Cortese (6-2-0) comme adversaire. A 21 ans Cortese dispose déjà d’une belle expérience du MMA. Lancé très (trop ) tôt dans le grand bain (à tout juste 18 ans) , la ‘Killing Machine’ italienne s’était pris les pieds dans le tapis et avait perdu ses deux de ses trois premiers combats pros. Une série d’annulation de combats en 2017 et 2018, l’ont forcé à faire une pause. Durant cette période sans combat, Cortese a eu le temps de (re)travailler ses bases. Une excellente chose finalement, puisqu’il a réalisé une année 2019 en tout point parfaite. C’est à la décision qu’il s’est imposé contre un Montagnac qui n’a donc pas à rougir de sa prestation face à un adversaire qui devrait faire parler de lui dans les prochains mois.

Rude échéance pour Som

Dawoud Som avait en effet accepté de faire un voyage pour le moins périlleux. C’est du côté de l’Ouzbékistan que le GFC-20_Soum_MMA4Fightcombattant du Team ObyFight effectuait le sixième combat pro de sa carrière. Habitué aux « petites » salles à l’étranger, Som se retrouvait cette fois-ci projeté dans la gigantesque Humo Arena (12 500 places) de Tashkent, avec un public tout acquis à la cause de son adversaire, Jakhongir Jumaev (4-0-0). Les organisateurs avait bâti une carte Ouzbékistan & Russie Versus « le reste du monde ». Leur objectif était clair, faire briller les talents locaux. Les dirigeants de Gorilla Fighting Promotion peuvent aujourd’hui considérer qu’ils sont parvenus à leurs fins, puisque seul le surinamien Clyde Brunswick est parvenu à faire chuter un local. Dawoud Som, n’aura rien pu faire contre l’excellent striking de son adversaire. Dans le premier round, l’ouzbek mettait fin aux échanges grâce à un combo en anglaise parfaitement exécuté. Pour Som, l’apprentissage du MMA (très) loin de l’hexagone s’est donc fait dans la douleur. Une raison suffisante de lui tirer un grand coup de chapeau pour le courage dont il a fait preuve. Un hommage que nous pouvons d’ailleurs rendre aux deux autres combattants dont il est question dans cet article !

#SaleMood

Yassin Hammachi de MMA4Fight

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