European BeatDown 7 – résultats complets : retour sur le dernier evénement siglé EBD de l’année 2019

Samedi soir dernier (le 12 octobre) , alors qu’il officiait aux commentaires l’EBD7 en compagnie de Peter Ligier, Jess Liaudin émettait un constat qui peut être contesté au sujet du MMA belge. Pour le vétéran français de l’UFC, ce dernier souffre de la comparaison avec ses cousins français et belge. Liaudin s’est referait peut-être au fait que la Belgique ne dispose point d’un Francis Ngannou ou d’un Volkan Oezdemir au plus haut niveau pour servir de locomotive à la jeune génération. Il est vrai également que le MMA peine à s’imposer hors des places fortes établies, à l’image de Bruxelles. En France le MMA est parisien, mais aussi Lillois, marseillais, Montpellierain, bordelais… Et en Suisse, Genève et sa Team New Nation, a un sérieux « rival » basé à Neuchâtel, avec la Fight Move Academy. Malgré cela, le MMA belge propose  depuis près de dix ans des événements de qualité (l’OFC, le Belgium Beatdown, le Fightor et désormais l’Europe an Beatdown) et certains combattants de la nouvelle génération brillent aujourd’hui sur la scène européenne.

Les fighters belges à la fête

Mais samedi soir, ce retard (si retard il y a) ne s’est absolument pas vu lors du gala. Le MMA Belge a en effet vécu une très EBD-7_jUMEAUX-DiFranco_MMA4Fightbelle soirée du côté de Mons. Cela a commencé avec les jumeaux Di Franco. Pur produit du Beatdown, Sébastien (6-1-0 / Osman Gym, NR Gym & El Tigre Gym) et Nicolas (5-1-0 / Osman Gym, NR Gym & El Tigre Gym) continuent de faire le taf à chacune de leur sortie. Il semblerait que les premières défaites de leur carrière, concédée respectivement contre Roman Molodij et Abou Tounkara, sont désormais bien derrière eux. Depuis les ‘Twin Dragon’ se sont imposés à deux reprises. Samedi c’est Sébastien qui ouvrait le bal contre  le suisse Danil Katchoukaev (2-2-0 / Fight Move Academy). Malgré les belles choses que l’élève de Nelson Carvalho a montré jusqu’à présent, ce combat venait peut-être tôt dans sa carrière. La domination de son adverse belge fut en effet totale, Katchoukaev ne parvenant pas à rentrer dans son combat. Il n’en fallait pas plus pour que Di Franco aille chercher la seconde victoire par soumission par soumission de sa carrière. Son frère, lui, était opposé au français Sofian Bougamoun (6-5-0 / Platinium) . L’élève de Loïc Pora avait construit sa stratégie sur le striking, mais c’est grâce à son sol que Nicolas s’imposait finalement à la décision unanime des juges. Leur partenaire d’entraînement, Gaetano Pirrello (15-5-1 / Osman Gym, NR Gym & El Tigre Gym), revenait dans la cage de l’EBD pour la cinquième fois de sa carrière et après son combat contre l’italien Enzo Maria Iezzi (7-6-0), le ‘Tigre’ y est EBD-7_Genoux-Pirrello_MMA4Fighttoujours invaincu ! Pour obtenir sa quinzième victoire en carrière, Gaetano n’aura pas dû forcer son talent. Dans le premier round, poussé par son public, il harcelait véritablement son adversaire italien et obtenait le KO. Désormais bien installé dans la catégorie des bantamweight, de belles opportunités pourraient s’ouvrir au Tigre en 2019. Trois autres belges se produisaient sur cette carte. Les deux premiers livraient le seul duel 100% noir, jaune, rouge, de la soirée. Les deux poids lourds Miguel Baudour (2-1-1) et Arif Krasniqi (0-2-0) s’affrontaient dans un combat qui aura laissé le public sur sa faim (et qui le faisait d’ailleurs entendre). C’est finalement à la décision que Baudour s’imposait d’une courte tête, à la décision partagée. Enfin, pour finir ce bilan belge de l’EBD 7, Mustafa Asmaoui (1-4-0) affrontait le français Romain Debienne (4-3-0 / MMA Pancrace). Pour son retour à la compét’, après trois années d’absence, le vétéran belge n’aura pas su trouver la solution face à son jeune adversaire.

Les outsiders saisissent leur chance

C’est aussi l’un des enseignements de la soirée. Nous n’avons évidemment pas appris à la seule lumière des résultats de EBD-7_Crol-Tounkara_MMA4Fightcette édition de l’European BeatDown EBD que le statut de favori n’existe pas en MMA, mais nous en avons eu une nouvelle preuve ! Cela commençait avec l’affrontement entre le parisien Abou Tounkara (5-1-0 / Snake Team) et le charentais David Tonatiuh Crol (7-5-0 / Académie Pythagore). Dans ce combat de la carte principale, Tounkara avançait en favori, fort de son statut d’invaincu. Crol, lui, la défaite il l’avait connu à plusieurs reprises. Il faut dire que l’élève des frères Fernández n’a jamais choisi ses adversaires ! Hormis Tounkara, il avait, en effet, déjà affronté des adversaires chevronnés tels que Nicolas Di Franco, Helder Fernandes, Marko Kovacevic ou Jack Shore (ancien champion du CW désormais à l’UFC)… Contre Tounkara, c’est lui qui est reparti en vainqueur. Si Tonatiuh Crol a apprécié ajouté une case verte à son bilan Sherdog, Abou (à qui nous souhaitons un prompt rétablissement après son opération) regrette, lui, de n’avoir pu défendre ses chances jusqu’au bout du combat. C’est en effet sur blessure que le parisien a été contraint à l’abandon au début du deuxième round.

Les deux autres « surprises » de la soirée sont intervenues en toute fin de gala, lors des deux main events. Cela commençait EBD-7_Combat-Domingos_MMA4Fightavec le combat entre Quentin Domingos (4-1-0 / BTT) et Damien Remy (1-0-0 / Atch Academy). Initialement, le nordiste ne devait pas affronter un compatriote pour la ceinture heavyweight , mais l’italien Matteo Ricetti. Face au forfait de ce dernier, Sébastien et Mike Wiatko avaient dû trouver un remplaçant en (ultra) short notice. Alors en vacances, l’élève de ‘Shadow Ludo’ avait accepté le combat, sauté dans le premier avion direction Belgique et satisfait aux exercice de la pesée et de la visite médicale. La ceinture de l’EBD pour son premier combat pro… ça ne se refuse pas ! Avant ce titleshot, le poids lourd parisien n’avait jamais foulé le sol de la cage chez les pros. En 2016, le poids lourd parisien avait participé au championnat du monde IMMAF avec l’équipe de France et en 2018 les mondiaux WMF en muay Thaï. Contre Quentin Domingos, il a donc fait un véritable hold-up. Fort de l’expérience de son élève en muay et puisque l’édition sept de EBD se faisaient sous les « unified rules » du MMA (coudes autorisés) ShadowLudo lui avait demandé de baser sa stratégie de stand-up sur les coudes.  Une strat’ payante, puisqu’à la pause entre les deuxième et troisième rounds Ahmed Korchi et le médecin faisaient le choix d’arrêter le nordiste. C’est donc en champion que Damien Remy est reparti de Belgique.

Abdel Rahmane Driai (6-1-0 / BTT), l’autre français qui combattait pour une ceinture (celle des middleweight), n’aura pas connu la même réussite. ce au Suisse Kévin Ruart(7-3-0 / Team New Nation), fort de son statut d’invaincu, le nordiste EBD-7_Aida-kick-Alfan-Rocher_MMA4Fightpouvait être considéré comme le favori. C’était sans  compter un Ruart qui traverse la meilleure période de sa carrière depuis octobre 2016. Cette année il s’était offert une victoire contre un grand nom nordiste de la catégorie middleweight (Sofian Bouafia). Samedi, il a donc récidivé. Jamais Drai n’avait été défait ? Ruart s’est offert le panache d’une victoire par soumission. Avec maintenant deux victoires en deux combats à l’EBD, l’élève de Karl Amoussou est en train de s’imposer comme l’un des middleweight francophones les plus hypes du moment. Driai faisait clairement parti de cette liste avant le combat de samedi dernier. Il va devoir repartir à la guerre pour y revenir, mais au vu de son potentiel, on ne se fait pas trop de soucis pour lui ! Du potentiel, le jeune Moustapha Aida (5-1-0 / Team Talbi & BTT) en est rempli. Après sa première réussie à l’EBD en mai dernier, le bantanweight roubaisien a récidivé contre Alfan Rocher-Labes (4-2-0 / Old School Academy). Même s’il a dû attendre la décision des juges, il a fait une nouvelle étal de sa belle palette technique. Anthony Salamone (6-0-0 / Hem Top Team) a apporté une autre belle victoire au MMA nordiste. Contre Paul Marconnie (5-2-0 / CSO Kick Boxing Biarritz) Salomone ne s’est pas trouvé souverain et l’a fait savoir sur les réseaux. Mais l’essentiel est ailleurs, avec une sixième victoire en carrière, Salamone s’impose, en compagnie des Moustapha Aida, Quentin  Domingos, Abdel Rahmane Driai, Roman Molodij, comme la relève du MMA nordiste. Une relève qui a pris l’habitude de briller sur les cartes montées par l’European BeatDown, à l’image des young gunz du MMA belge…

Résultats complets de l’EBD 7 

Titlefight Middleweight (84kg) – Kevin Ruart bat Abdel Rahmane Driai (France – Algérie) par soumission (RNC), round 1

Titlefight Heavyweight (84kg) – Damien Losco Remy bat Quentin Domingos par arrêt de l’arbitre

Superfight Bantamweight (61Kg) – Gaetano Pirrello bat Enzo Maria Iezzi, par TKO (foie), round 1

Superfight Featherweight (66kg) – David-Tonatiuh Crol (France) bat Abou Tounkara (France), par arrêt de l’artbitre, Round 2

Superfight Lightweight (70Kg) – Nicolas Di Franco (Belgique) bat Sofian Bougamoun (France) à la décision unanime

Superfight Bantamweight féminin (61Kg) – Mellony Geugjes bat Viktoria Sklyarova

Superfight Middleweight (84kg) – Romain Debienne bat Mustafa Asmaoui

Superfight Middleweight (84kg) – Anthony Salamone (France) bat Paul Marconnie (France) à la décision partagée

Superfight Bantamweight (61Kg) – Moustapha Aida (France) bat Alban Rocher-Labes (France) à la décision unanime

Superfight Heavyweight (+93Kg) – Miguel Baudour bat Arif Krasniqi (Belgique) à la décision partagée

Superfight Lightweight (70Kg) – Sebastien Di Franco (Belgique) bat Danil Khatchoukaev (Suisse – Russie) par soumission (RNC), round 1

#Résultat

Yassin Hammachi de MMA4Fight

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