Lions FC 7 – résultats : débrief complet de la soirée de MMA neuchâteloise

Le MMA a toujours fédérer en Suisse. A chaque rendez-vous fixé par le Hit FC, le SHC ou pas nos hôtes du soir, le Lions FC, les fans répondent présent. La soirée d’hier n’aura pas dérogé à la règle, salle pleine, public chaud, qui répond à chaque appel au MIC du speaker anglais du BAMMA et du Bellator (lorsque l’organisation installe sa cage en Europe), Buddae Johnson. Après l’European BeatDown, l’homme à l’accent soooo british continue son tour des grosses organisations francophones. Pour lancer la soirée, Nelson Carvalho avait eu l’intelligence de de faire débuter un de ses élèves, Dani Katchoukaev  (1-0-0 / Fight Move Academy), la salle se chauffait donc dès le premier combat. Et comme le local gagnait, la salle se chauffait encore de quelques petits degrés. Suffisamment pour accueillir la première affiche internationale de la soirée, un classique France / Brésil. Initialement c’est Suleiman Bouhata qui devait prendre l’hyperactif brésilien Carlos ‘Teto’ Azevedo Terranossa (13-15-2 / Peposo Team). Finalement forfait, c’est le sociétaire du Parabellum, Jean Loua  (5-7-0) qui acceptait de prendre le défi. Contrairement à Teto, Loua n’avait pas combattu depuis trois ans. Dans la cage, la différence de rythme n’était pas tant palpable que cela entre les deux hommes, mais malgré une belle accélération du français dans le troisième round, alors qu’il avait pris la mont’, il était logique de voir le brésilien s’imposer. Une victoire rendue possible en grande partie grâce à ses amenées au sol. Puisque le brésilien est devenu la caution auviverde préférée des promoteurs francophones (on l’avait vu auparavant 100% Fight, à l’European BeatDown, Red Lions FC), il y a fort à parier qu’il apparaîtra régulièrement dans nos radars l’année prochaine.

Des finalisations en veux tu…

Lions-FC-7_Muller-punch-Fall_MMA4FightLes trois combats suivants offraient au public, les premières victoires avant la limite de la soirée. Cela commençait avec le combat entre le belge Lamine Talbi (4-6-0-1 / NR Gym & Team Saholin) et Milanko Puranovic. Réputé pour être de gros cogneurs, les deux lascars étaient fidèles à leur réput’. Les échanges de parpaings rythmaient la première minute du combat et l’un comme l’autre aurait pu tomber. Mais c’est finalement à la soumission que Talbi trouvait la faille. Après sa rude défaite d’octobre, contre Abdel Rhamane Driai, Talbi a prouvé sa capacité à rebondir rapidement. Grand habitué des cartes de l’European BeatDown, c’est sur l’événement numéro un en Belgique qu’on devrait le retrouver dans la cage. Présent en Suisse, le match-maker de l’organisation belge, Sébastien Laurent, nous confiait son envie de le programmer sur le deuxième show de l’année 2019. Après la première pause, l’autre belge de la soirée ne connaissait pas la même réussite que Talbi. Sébastien Di Franco (4-1-0 / NR Gym & El Tigre Gym) avait en ligne de mire une cinquième victoire en MMA, en autant d’apparitions professionnelles. Roman Molodij (7-4-0 / Pro Fight Team) en a décidé autrement. En s’imposant par soumission, le jeune français confirme qu’il vie la plus belle année de sa carrière (trois combats, trois victoires). Selon nos infos, il devrait bientôt faire son entrée dans le roster featherweight du Cage Warriors et au vu du potentiel de ce gros bosseur, discret, nous ne pouvons nous empêcher de penser que c’est quelque part mérité. Kevin Fall (4-5-1-1 / ObyFight) n’aura pas connu la même réussite que son jeune compatriote. Absent des aires de combats depuis un an le sociétaire d’ObyFight entamait bien son combat. Mais après avoir frisé la correctionnelle sur une première tentative d’Anthony Muller de bras arrière, Fall encaissait le second et faisait immédiatement le voyage au sol. Rude retour aux affaires pour un Fall qui n’avait jamais encaissé de KO jusquà lors. Muller lui confirme que si c’est pour son niveau au sol qu’il s’est fait connaître, il est capable de se distinguer sur le striking. Après celui infligé au SHC 12 à Omar Camara, il répète la perf’ contre un homme qui aime les échanges debouts.
Un combat polémique anime la soirée

Le combat qui aura le plus fait parler de la soirée est à n’en pas douter celui qui  opposait l’enfant de la Fight Move, Chris Hadji (8-2-0 Lions-FC-7_Sasu-punch-Hadji_MMA4Fight/ FMA), au français Georges Sasu (4-2-0 / Kongo Smashin Club). Pour l’élève de Greg Babène, le combat ressemblait typiquement au rendez-vous piège. Et pour cause, Sasu n’avait pas combattu depuis deux ans et son fight en Chine face à Qileng Aori et il faisait son retour contre un Hadji plus expérimenté dans la cage, qui plus est actif en 2017/ 2018. Mais puisqu’en MMA les certitudes liées au statistiques n’existent pas, une fois dans lancés dans le combat, les deux hommes nous offraient une très jolie opposition  (le Fight of the night à n’en pas douter), sans que l’écart présumé soit à un quelconque moment visible. Au contraire, le sociétaire du Kongo Smashin Club faisait valoir son coup d’œil et sa belle mobilité face à un Hadji plus brawler. Au bout des trois rounds, la décision semblait pouvoir pencher à la faveur du français, mais finalement les juges accordaient la victoire à la décision partagée à Hadji. Si le public était ravi de voir son favori, nous n’étions pas les seuls à nous étonner du verdict côté coulisse. Une victoire de Sasu n’aurait pas été un vol et un match nul aurait aussi pu se justifier. Au moment où nous bouclons cet article, le camp français a posé une réclamation, afin de faire requalifier le résultat.

Deux français au somme de la hype
Les deux derniers français de la soirée n’auront pas besoin d’en passer par là. Honneur aux dames, commençons par la seule française présente sur place, Iony Razafiarison (4-1-0-1 / Venum Training Camp Paris & BTT). Si une représentante symbole à elle seule les énormes Lions-FC-7_Belhadj-kick-Popal_MMA4Fightavancées du MMA féminin en France sur les dernières années, c’est bien elle. Ce qu’elle est parvenu à réaliser en tout juste six combats et tout juste cinq années sur le circuit professionnel est impressionnant ! Après les débuts réussis en pancrace, le Bellator et un titre au Superior FC, la combattante originaire de Madagascar effectuait sa grande première au Lions FC contre l’hyper expérimenté vénézuélienne Karla Benitez (16-11-1-1 / Meguro Gym). Mais malgré l’expérience, Benitez n’aura rien pu faire contre la boxe, les transitions, les changements de niveaux… qui compose l’arsenal de combattante de Iony. Même si elle affiche 33 printemps au compteur l’élève de Daniel Woirin est encore une athlète neuve, nous sommes donc persuadé qu’elle dispose de quelques belles années devant elle. Pour Yassine Belhadj (5-1-0 /  le constat est encore plus vrai. A 28 ans, avec un record qui se conjugue au presque parfait et son profil ressemble de plus en plus à celui de « future star ». Contre le suédois Arman Popal (3-2-0  / Força Fighting), il a fait un « cop-col » de ses deux autres apparitions de 2018. Après un premier round pour prendre ses marques dans le combat, il a accéléré dans le deuxième round et a KO’té son adversaire, sur un superbe flying knee cette fois-ci. Avec désormais cinq victoires de rang, la suite s’annonce évidemment excitante pour les amateurs du style aérien du parisien. Elle devrait s’écrire en février et nos sources nous ont murmuré qu’il s’agit du premier titleshot de la carrière de ‘Crazy Legs’… On y reviendra !
Deux titleshot pour clôturer la soirée
La soirée se terminait sur deux title-shot, un disputé dans les règles du MMA et l’autre dans celles du kick boxing. Les deux combats concernaient des sociétaires de la Fight Move Academy. Henrique Shiguemoto visait le deuxième titre de sa carrière, lui qui est déjà titulaire de la ceinture middleweight de l’organisation japonaise Heat FC. Mais si certains promoteurs choisissent des hommes à même de faire briller leur poulain, Nelson Carvalho ne s’inscrit pas dans cette logique. Pour preuve, ce n’est rien de moins qu’un vétéran de l’UFC, Amilcar Alves (16-13-0 / Nova Uniao) qui faisait face à Henrique dans la cage. Mais son statut d’ex n’aura pas aidé Alves contre un Shiguemoto sur une série de six victoires (sept désormais) depuis 2015. Contre son compatriote, le sociétaire de la Fight Move aura fait parler sa grosse puissance. Impressionant ! Toujours dans la puissance, c’est donc un combat de kick qui venait clôturer cette belle soirée fight. Jason Kalambay s’emparait du titre light heavyweight du Lions. L’heure du bilan était venu pour nous, mais Nelson Carvalho, lui, avait déjà les yeux tournés vers demain. Car c’est officiel, après avoir manqué à son public durant deux ans, le Lions FC reviendra en début d’année prochaine. Pretty good news… Comme pourrait le dire  Buddae Johnson

Résultats complets du Lions FC  7 MMA

Welterweight – Danil Khatchoukaev (Suisse) bat Fabio Mele (Suisse) à la décision unanime
Featherweight – Carlos ‘Teto’ Azevedo Terranossa (Brésil) bat Jean Loua (France)  à la décision unanime
Middleweight – Lamine Tabli (Belgique) bat Milanko Puranovic (Suisse) par soumission (bras tête), round 1
Catchweight (74Kg) – Anthony Muller (Suisse) bat Kevin Fall (France) par KO, round 1
featherweight – Roman Molodij (France) bat Sébastien Di Franco (Belgique) par soumission , round 1
Flyweight : Iony Razafiarison bat Karla benitez à la décision unanime
Bantamweight – Chris Hadji bat Georges Sasu à la décision partagée
Lightweight – Yassin Belhadj bat Arman Popal par KO (knee), round 2
Titleshot Middleweight – Henrique Shiguemoto bat Amilcar Alves par TKO, round 2
#Débrief
Yassin Hammachi de MMA4Fight
Crédit photo : Sébastien Laurent

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