UFC Fight Night 127 – Duquesnoy Vs. Ware : bilan de la victoire de samedi et des 3 combats du français dans l’octogone

Tom Duquesnoy (16-2-0-1 / Jackson Wink MMA) a obtenu samedi soir (17 mars) la deuxième victoire de sa carrière à l’UFC. Si l’on rappelle que le nordiste compte, à date, trois combats dans l’octogone, le bilan est très favorable. Toutefois, parce qu’on sait que le ‘Fire Kid’ a dans son viseur (à termes) le titre de champion de sa catégorie et qu’il a les moyens d’y parvenir (à force de travail), il paraît nécessaire de penser aux axes sur lesquels il devra taffer dans les prochains mois pour y parvenir, plutôt que de se gargariser de cette nouvelle victoire. Un bilan après trois combats, le timing est parfait ! En l’espace de douze mois, Duquesnoy a pu avoir un éventail de ce qui l’attend à l’UFC. Lors de sa première contre Patrick Williams il affrontait un ex lutteur, mais qui avait tenté de se la jouer plus « brawler » que wrestler, avec Stamann c’est un adversaire qui avait tout misé sur sa lutte qui se tenait face à lui, enfin avec Terrion Ware (17-8-0 / Fight Science) ce week-end, il a dû composer avec un combattant très à l’aise dans la dimension striking. Si l’on ajoutait à cette liste un spécialiste du sol, la galaxie de profils de fighters UFC serait plus ou moins complète. A date, le seul qui ait parvenu à faire plier Tom est le « pur wrestler ». Une partie du jeu que Duquesnoy n’a jamais négligé, puisqu’il a longtemps pratiqué la lutte en compétition durant ses jeunes années. Contre Ware, la difficulté s’est moins présentée dans ce secteur, puisque l’américain tentait essentiellement sa chance en pied poing. À ce petit jeu, le français s’est montré le plus efficace. Il a toujours affectionné cette partie du combat et pour l’UFC Fight Night London, il avait beaucoup bossé cette partie durant sa prépa. Conscient des qualités de son adversaire et de la proximité de Londres, c’est en France qu’il avait établi son camp. Une prépa pilotée par son entraineur Bourama Traoré, établie au Skarbowsky Gym, notamment, lors de laquelle il aura beaucoup sparré avec un Salahdine Parnasse rencontré en octobre dernier, au soir de l’european BeatDown 2 (sur lequel Tom agissait en tant que commentateur en ma compagnie). La prochaine préparation, elle, se fera à nouveau à Albuquerque à la Jackson-Wink, Duquesnoy l’a confirmé. Sur place il se pourrait que le duo légendaire d’entraineur axe les sessions sur la partie lutte. Car si les adversaires de Tom ont désormais nécessairement conscience qu’il est dangereux de striker contre lui, ils ont aussi certainement retenu que le seul adversaire qui était parvenu à lui arracher une victoire en cinq ans avait construit sa stratégie à adopter autour de la lutte. S’il veut continuer sa progression dans le classement bantamweight, mais aussi marquer les esprits des décideurs de l’UFC et les fans, il devra lever ce « doute » , mais aussi faire ce qu’il faisait très bien au BAMMA notamment, finaliser ses adversaires. Car, même si ne voulons pas faire les fines-bouches, face à un adversaire qui, comme Ware, restait sur une mauvaise série, nous espérions une victoire avant la limite du français. Mais avant de se remettre au boulot, Tom Duquesnoy a prévenu qu’il prendrait deux semaines de vacances. Comment le blâmer? Il les a largement méritées !

#PremierBilan

Yassin Hammachi de MMA4Fight

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